L’être désarticulé
Le tout se reprend intellectuellement et matériellement comme un merveilleux mécano qui nous permet de jouer le plus sérieusement du monde. Nous avons scientifiquement désarticulé la densité de l’être pour disposer d’un foisonnement d’éléments articulables et réarticulables indéfiniment, à notre guise. Cela nous a rendus maîtres des possibilités constructives.
Et, effectivement, nous nous sommes mis à construire, à construire en tous les sens du mot et dans tous les domaines, avec frénésie. A partir d’atomes de facticité. Au point de confondre le sens avec cette constructivité. Nous y avons perdu l’âme. Parce que l’âme ne se construit pas.
