Béance du questionnement
Nous ignorons encore beaucoup de choses sur l’univers. Et encore plus sur l’homme. Nous ne savons que sur fond de mystère. Et les questions se posent béantes à l'infini. Pourquoi, fondamentalement, l’homme est-il à respecter ? Sur quoi, essentiellement, fonder les 'droits de l'homme' ? Et si l’homme n’était qu’un animal de la nature, même le plus bel animal ? Et s’il n’était que le résultat d’une combinatoire structurale de la matière, fut-elle la plus merveilleuse des constructions ? Et s’il n’était que la complexification d’une structure devenue consciente d’elle-même ? Et s’il n’était que l’émergence de la vie en sa perfection ? Et si... ?

Comme un navire sur l’immense océan des questions... Jusqu’où va notre possible épistémologique ? L’univers est-il système ou bien pluralité éparpillée ? Notre possible par rapport à l’univers est-il total ou simplement régional ?
L’univers est-il intelligible de façon homogène ou hétérogène ? Qu’est-ce que réellement la matière ? Qu’est-ce que l’énergie ? Qu’est-ce que l’espace-temps ? Le temps est-il absolument irréversible ? Qu’est-ce que la nécessité ? Qu’est-ce que le hasard ? Le cosmos est-il un ou bien y a-t-il pluralité des mondes ? S’il y a pluralité, est-elle fondamentalement complémentaire ou antagoniste ? Existe-t-il des anti-univers ? Les interactions que nous connaissons et que nous arrivons à unifier sont-elles les seules interactions ? Les principes d’intelligibilité scientifique d’aujourd’hui sont-ils absolus ou transitoires ? L’espace d’intelligibilité est-il homogène ? Quelle est la probabilité de nouvelles révolutions épistémologiques ? Y a-t-il un seul ordre d’intelligibilité ou bien une pluralité d’ordres ? Etc.