La traversée de la différence



L’indifférence tend vers la mort. La dynamique est
fille de la différence.  Plus est forte la différence, plus forte est la dynamique créationnelle de la vie.

Pourquoi les civilisations meurent-elles ?


Elles meurent lorsqu'elles s'essoufflent... La raison n'est pas différente de celle qui préside à la mort de n'importe quel système vivant. Elle s'énonce de façon très simple. Un vivant meurt lorsqu'il se ferme et, en se fermant, perd sa différence de potentiel et succombe ainsi à son entropie.

L'énergie spirituelle ne `fonctionne' pas différemment de l'énergie tout court. Les raisons profondes de sa vie et de sa mort sont de l'ordre de l'entropie et de la néguentropie. Le paradigme thermodynamique les met en lumière. Entre déclins et renaissances. Entre fatigue et vitalité. La dégradation de l'énergie spirituelle. Les ressourcements prophétiques d'une `foi' commune. Les capteurs bien ou mal orientés. Les réservoirs vides ou pleins. Les recyclages possibles ou impossibles. La vitalité ou les renaissances impliquent haute énergie spirituelle et grande dynamique néguentropique. Les déclins prennent la pente en sens inverse.

Mortelle in-différence


Sans différence, sans différence de potentiel, l'énergie atteint son point zéro et scelle la mortalité. Cette loi se vérifie à tous les niveaux de l'humain, depuis le plus matériel jusqu'au plus spirituel.

Pourtant, n'est-ce pas vers l'in-différence que nous tendons sous ses mille formes du pacifisme, de la tolérance, de la fraternisation ou de la non-violence ? Jusqu'au kitsch, parfois, du `tout le monde, il est beau, tout le monde il est gentil'...

Cependant que deviendrait notre monde sans les grandes différences entre bien et mal, entre erreur et vérité, entre Dieu et Néant, entre sacré et profane, entre ciel et terre, entre juste et injuste, entre sens et non-sens, entre besoin et création, entre relatif et absolu, entre immanence et transcendance, entre réel et idéal, entre ce qui est et ce qui doit être, entre liberté et oppression, entre péché et grâce... ?

La différence créatrice

Pourquoi pas le 'même' ? Pourquoi le déploiement différentiel ? Pourquoi la multiple différence ? Pourquoi
l’émergence d’antagonismes ? Pourquoi pas la neutre in-différence ? Pourquoi cette inventivité permanente de la vie ? Le même œil évolue différemment dans les mollusques et les vertébrés. Pourquoi ces ontogenèses différentielles ? Pourquoi ce jeu ‘gratuit’ où toutes les formes s’essaient dans tous les sens ? Pourquoi le ‘meilleur’ sélectionné ne se stabilise-t-il pas une fois pour toutes ?


Entre source chaude et puits froid

L'énergie spirituelle est fille de la différence. Elle fonctionne entre une source chaude et un puits froid. Sa dynamique est fonction de cette différence de potentiel. Une grande philosophie, par exemple, est celle dont les concepts essentiels fonctionnent sur une différence de potentiel importante. Il en va de même pour les religions, les systèmes de salut, les projets politiques, etc.

La source chaude se situe face au puits froid comme le plein face au vide, le haut face au bas, le positif face au négatif. Elle est de l'ordre de la néguentropie face à l'entropie. En fait il s'agit de concepts dialectiquement antithétiques. Ainsi la source chaude n'est qu'en face d'un puits froid. Le puits froid n'est qu'en face d'une source chaude.

Un exemple suffit ici pour saisir ce qu'est concrètement la source chaude et le puits froid de l'énergie spirituelle dans un espace culturel comme celui du bouddhisme. Le puits froid de l'existence humaine est le `karma', cet enchaînement au cycle fatal des réincarnations, Face à cet entropique destin, la source chaude de l'illumination qui urge la libération.

Le puits froid du sens n'est pas `négatif' de façon absolue. Que serait la vie de l'esprit, par exemple, s'il n'y avait pas de questions ? Et que serait une question qui ne reposerait pas sur un vide, en l'occurrence un vide de savoir, une ignorance ? La dynamique de la recherche et de la connaissance ont autant besoin d'un vide que d'un plein. Il n'en va pas autrement avec le moteur de l'action humaine qui ne tournerait pas sans le désir. Mais qu'est fondamentalement le désir sinon un manque qui appelle un plein ? Dis-moi ton puits froid et je te dirai la force qui t'habite.


 


C’est l’homme qui sort la nature de son in-différence

Eternellement pourrait n’être qu’un infini ‘
même’ indifférencié. Eternellement pourrait subsister un infini ‘il y a’ dans son identité. Le même absolu... Une telle pensée pourtant ne peut être qu’une fiction. Le fait de pouvoir penser ce conditionnel le contredit en même temps.

L’incroyable complexité de notre monde si infiniment différencié ne sort réellement de son in-différence qu'à partir de l'homme. Que serait en effet l’être sans la
différence ? L’être absolument in-différent pourrait-il se différencier du silence et même du néant ? Mais déjà est la question. La plus petite possibilité du plus petit questionnement déjà sort l’être de l’indifférence. Déjà est la parole. Déjà est la parole qui articule différentiellement des significations différentielles. Déjà n’est pas le même in-différent. Déjà l’autre fait irruption. Déjà est la différence. Avec sa double dramatique, ontologique et logique, d’une béance et d’un désaccord. En même temps la différence ouvre une plénitude. Elle expose aux dépassements. Il n’est pas d’espérance sans traversée de la différence.

L’humain en exode est livré à la différence sans laquelle il ne s'humanise pas.



La rencontre de différence est une chance extraordinaire. Mais une chance ambiguë ! La différence, en effet, peut s’étreindre en prodigieuse fécondité. Elle peut aussi, sous le signe de la force, contraindre et asservir. Ce qui est, hélas !, comme sa fatale pente naturelle.

Différence

Une culture engendre de plus en plus de différences. Mais déjà elle ne se constitue qu'à partir d'une concentration de différences.

A l'origine des multiples cultures historiquement apparues il y a cette condition nécessaire bien que non suffisante de quelque chose comme une `oasis' de densité humaine, le long d'un fleuve nourricier, par exemple, ou bien dans une plaine fertile. Toute culture est inséparable d'une agriculture qui sédentarise une concentration humaine croissante. Aucune grande culture ne s'est constituée sans céréale, ce concentré miraculeux de glucides, de protides et de lipides avec ses sels minéraux et ses vitamines...

Ce milieu humain concentré intègre un maximum de différences personnelles, puisque l'homme est la seule espèce où les individualités se différencient fortement et se différencient d'autant plus fortement qu'ils forment une plus grande communauté.

C'est une telle communauté étreignant un maximum de différence qui devient source de culture marquante. Une telle concentration communautaire induit toute une série d'autres diversifications et d'autres intensifications comme par exemple la différenciation des tâches ou la production plus intensive de subsistance. C'est toujours une différence concentrée en même temps qu'une concentration différenciée qui fait ce mélange détonnant provocateur d'humanité.



 




Nous ne parlerions pas si nous étions pleins. Nous ne parlerions pas si nous n’étions que ce que nous sommes.
L’animal est trop plein d’animalité et de lui-même pour pouvoir parler. L’in-différence ne parle pas. La parole commence avec la
distance et avec la différence.

La parole commence avec le
refus. La nature ne peut que se dire inconditionnellement ‘oui’ à elle-même. C’est le ‘non’ qui ouvre la possibilité du logos. Ensuite, un infini se donne à travers ce ‘non’.

La pensée est essentiellement acte
critique. Elle commence par dis-cerner. C’est-à-dire par refuser les limites et les enfermements. “Tout était mêlé, dit Anaxagore, mais vint l’entendement qui sépara tout pour le mettre en ordre.” Au Livre de la Genèse, c’est l’Esprit qui plane sur le tohu-bohu... Pour séparer. Pour créer. C’est ainsi que le logos se fait poïète - créateur - d’infinie nouveauté.

La haine de la différence: les fascismes


Ils se profilent, hélas!, nombreux et multiforme à travers l'aventure humaine. Lorsqu'un concept devient synonyme d'injure, sa compréhension s'obscurcit. Il faut donc essayer de revenir à son
essence. Les types sont connus. Jacobins, Nazis, Soviets... Voici quelques points communs essentiels. Radical anti-personnalisme. Impérialisme de la force. Pensée unique. Centralisme. Horreur de la différence. “Führer befiehl, wir folgen dir!”, quel que soit le Führer ! Terreur diffuse du `correct'. Uniformes. Règlements vestimentaires (imposition de l'étoile jaune, interdiction du voile, etc.). Manie de l'ordre et de l'hygiène. Contrainte par la force. Exclusion et relégation des déviants...

La différence féconde


L’homme est souvent séduit par la différence. Mais il la craint plus souvent encore. Lorsqu’elle prend le visage de l’étrange, de l’inconnu ou de la catastrophe. Inquiétant, menaçant ou déconcertant. La rencontre de différence est pourtant la grande chance de l’homme, même si elle est ambiguë. La différence peut se présenter comme une force de contrainte et d’asservissement, certes. C’est cependant à travers l’étreinte d’un maximum de différence qu’un maximum d’humanité peut advenir.




Division des esprits

Pourquoi, face à l'équilibre qui marque le règne des autres vivants, l'humain est-il livré si radicalement à l
'incertitude sur l'essentiel et, partant, au risque de faire sa vérité ? C'est très certainement ici le nœud (et le mystère) de l'authentique liberté. En effet, pourrait-elle être en vérité, cette liberté, sans l'urgence d'un risque pris dans les plus profondes profondeurs personnelles?

Tous les optimismes `éclairés' du monde — souvent en fait des `fascismes' qui ne disent pas leur nom — voudraient conjurer cette radicale division des esprits et enrôler l'humain sous l'uniforme de la Pensée Unique. Ce qui, à l'usage, hélas!, ne manque pas de finir sous quelque Goulag ou autre Kz.

Au risque de choquer les maternelles composantes de notre Occident fatigué, il ne faut pas avoir peur de marquer la virile grandeur des affrontements métaphysiques. Il n'est pas d'authentique humain qui ne passe par eux.

La liberté n’est qu’en traversant la différence. A sa racine pourtant gît la tentation de l’in-différence. La non-différence du même absolu. Etre-dieu. Avoir dépassé toute différence pour être ‘tout-tout-seul’. Symétrique inversion de l’in-différence du ‘rien-pour-personne’. Ces deux extrêmes se touchent. La surabondance du Tout rejoint la simplicité du Rien dans l’in-différence. Prométhée et le Nirvana exercent pareillement sur l’homme leur étrange séduction. Mais l’homme ne peut pas être tout puisqu’il n’est pas seul. Il ne peut pas être rien puisqu’il veut !


 


 


A travers la différence

Dis-moi ton rapport avec l’autre. Je te dis ton espérance ou ta désespérance. L’exode te fait quitter l’espace du
même pour courir l’aventure du côté de l’autre. Non pas l’autre comme simple ‘catégorie’ abstraite inoffensive encore prisonnière de la sphère du même. Mais l’autre comme autre avec tout ce que cela a d’indigeste. L’autre qui fait bande à part et refuse de se laisser apprivoiser. L’autre qui refuse d’entrer dans le cercle de la compréhension. L’autre qui dérange.

L’homme est l’être en exode qui risque l’
autre dans l’incessante négation du même. Libérant la différence. Etreignant la différence. Dépassant la différence. Si le même jamais ne dit non à lui-même, jamais rien d’autre ne sera. Il ne peut que rester éternellement lui-même, clos en soi, piégé, fut-ce en sa perfection, s’il refuse de s’ouvrir à l’autre, de l’affronter, de se laisser traverser par lui. C’est la faille qui le sauve de lui-même et l’ouvre à l’autre possible. C’est sa vulnérabilité qui lui donne sa chance d’infini. S’ouvrir à l’autre et l’étreindre. Mourir dans cette étreinte pour surgir nouveau. Et ne se boucler pas sur ce nouveau même. Mais encore s’ouvrir. Affronter encore l’autre. Et l’autre de l’autre. Infiniment.

Dialectique

La nouveauté n’est possible qu’à travers une béance au cœur de la plénitude d'un 'même'. Un
même affirmé et posé absolument comme soi-’même’, reste nécessairement clos sur lui-même. A partir de ce même, clos sur lui-même, jamais rien d’autre ne peut être. Pour qu’il puisse y avoir autre chose que le ’même’, il faut que le même se nie en tant que ’même’ et s’affirme en s’opposant comme autre. Mais une négation qui s’affirme ne peut pas ne pas être affirmation. Une opposition qui se pose ne peut pas ne pas être position. L’autre risque sans cesse de se reprend comme un même, et de se clore sur lui-même. A moins de laisser ouverte l’infinie altérité de l’autre-autre... 

Dia-logos

Le logos dans sa traversée. Une différence à affronter. Une unité à conquérir. La dialectique traverse de part en part la spécificité humaine. Comme sa dynamique profonde. Elle n’est donc pas un moment logeable en un point déterminé de notre démarche. Elle la traverse de part en part. Elle y est omniprésente.

La ‘dialectique’ est le mouvement global qui dans un champ dynamique instaure la différence pour la dépasser. Cela signifie la conquête du positif
à travers le négatif. D’un plein, quel qu’il soit, clos dans sa plénitude, jamais rien d’autre ne peut surgir. La nouveauté n’est possible qu’à travers une béance au cœur de ce plein. Un même affirmé et posé absolument comme soi-’même’, reste nécessairement clos sur lui-même. A partir de ce même, clos sur lui-même, jamais rien d’autre ne peut être. Pour qu’il puisse y avoir autre chose que le ’même’, il faut que le même se nie en tant que ’même’ et s’affirme en s’opposant comme autre. Mais une négation qui s’affirme ne peut pas ne pas être affirmation. Une opposition qui se pose ne peut pas ne pas être position. L’autre risque sans cesse de se reprendre comme un même, et de se clore sur lui-même. A moins de laisser ouverte l’infinie altérité de l’autre-autre... 

La différence ouverte à l'infini

L’homme est l’être en exode qui
ouvre à l’infini un espace de la différence. Il est un animal différentiel instaurateur de béance dans la plénitude d’un donné-nature et sans cesse pro-voqué à combler cette béance tout en instaurant continuellement de nouvelles béances dans tous les comblements eux-mêmes.

Eternellement pourrait subsister un infini ‘il y a’ dans son identité. Le même absolu... Une telle pensée pourtant ne peut être qu’une fiction. Le fait même qu’elle pense déjà contredit la massive univocité. Que serait l’être sans la différence ? L’être absolument in-différent serait-il autre que le néant silencieux ? Mais déjà est la question. La possibilité même d’un questionnement situe l’être dans la différence. Déjà est la parole. Déjà est la parole qui articule différentiellement des significations différentielles. Déjà n’est pas le même in-différent. Déjà l’autre fait irruption. Déjà est la différence. Avec sa double dramatique, ontologique et logique, d’une béance et d’un désaccord.
 

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Négation

La
dialectique implique un moment de négation. C’est son moment essentiel. D’un plein, quel qu’il soit, clos dans sa plénitude, jamais rien d’autre ne peut surgir. La nouveauté autre n’est possible qu’à travers un vide béant au cœur de ce plein. Une position ne se dépasse en altérité nouvelle qu’à travers son affrontement avec une opposition. C’est dire qu’il ne peut s’agir d’un vide pour lui-même. Le vide en-soi est vide et reste vide. Ici il faut une négativité active, un acte d’opposition.


Aufhebung


La dialectique est contradiction ET assomption-dépassement (Aufhebung) de la contradiction. L’affirmation affronte la négation. La négation affronte l’affirmation. Cet affrontement, cependant, ne reste pas affrontement indéfini au même niveau. Il ne se termine pas non plus par la victoire unilatérale de l’un sur l’autre, ce qui ne ferait qu’enfermer le processus dans une affirmation stagnante. Au contraire, de cet affrontement surgit un TROISIEME moment qui reprend en assomption de dépassement –
Auf-heben, en allemand, littéralement 'prendre' et 'élever' – les deux premiers moments antagonistes et, par conséquent, signifie surgissement de nouveauté. Ce troisième terme nouveau, en s’affirmant, affronte une nouvelle négation. Et ainsi de suite. Le processus total de la dialectique devient ainsi mouvement en avant, progrès.

Une chose n’est vivante, écrit Hegel dans la Science de la Logique II, que dans la mesure où elle contient en soi la contradiction et où elle est cette force de saisir et de maintenir en soi la contradiction. La dynamique interne du processus dialectique, son nerf moteur, est la négation. Non pas ’une’ négation, mais LA négation. La négation en tant que contestation permanente. Négation et négation de la négation à l’infini. Et Hegel de poursuivre: la contradiction est la racine de tout mouvement et de toute manifestation vitale; c’est seulement dans la mesure où elle renferme une contradiction qu’une chose est capable de mouvement, d’activité, de manifester des tendances ou impulsions.

Si l’affrontement se réduit à la simple suppression de l’un par rapport à l’autre, le dépassement ne signifie rien de plus que la subsistance d’une position. Le combat cesse faute de combattants ! L’affrontement doit donc rester permanent. Et la véritable dialectique signifie cette progression ininterrompue de toute position qui rencontre sans cesse une op-position, laquelle op-position, se fixant en sa position, doit à son tour affronter une nouvelle opposition. Et ainsi de suite.


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L'autre

Si le ‘même’ n’est pas éclaté par l’ ‘autre’, il ne reste que lui-même et jamais rien d’autre ne sera. La traversée de la différence est accroissement. L’affrontement d’altérité enrichit. A travers la distance une plus authentique proximité se gagne. C’est à travers la rupture qu’advient la plénitude. C’est en surmontant une opposition que la position se consolide. C’est dans son passage à travers la négation que l’affirmation accède à sa vérité.

Pour qu’il puisse y avoir autre chose que le ’même’, il faut que le même se nie en tant que ’même’ et s’affirme en s’opposant comme autre. Mais une négation qui s’affirme est affirmation. Une opposition qui se pose est position. L’autre se reprend comme un même, clos sur lui-’même’. A moins de laisser indéfiniment ouverte l’infinie altérité de l’autre-autre.



Les quatre dynamiques fondamentales du verbe

Ouvrez n’importe quel dictionnaire.
Commencez en ‘a’ et survolez l’ensemble des verbes. Combien en trouvez-vous qui, directement ou indirectement, n’auraient aucun lien avec l’un ou l’autre de ces ‘radicaux’ ? A eux quatre, ils marqent une sorte de
référentiel dialectique d’un champ dynamique pour l’ensemble des verbes du logos. Ils définissent l’espace matriciel du logos.




Exode

Le ‘trans’ dit l’ouvert de l’humain. Il dit en même temps que l’homme n’a pas le dernier mot sur lui-même. L’homme est parole ouverte. L’homme est symbole de l’Autre, la moitié visible de l’Autre, sa partie émergée.