Union mystique



Tu reconnaîtras que Dieu t'a mangé et avalé si tu te trouves en lui et lui en toi, si tu ne te trouves nulle part ailleurs et si tu ne trouves rien autre chose en toi. (30)


Ce sont de nobles hommes, utiles à toute la chrétienté. Ils servent à l'amélioration de tous les hommes, à la gloire de Dieu et à la consolation de tous.
Ils habitent en Dieu et Dieu habite en eux. (24)


Dans cette union, l'esprit est attiré et élevé au-dessus de sa 'différence'. Il est purifié, transfiguré, élevé au-dessus de toutes ses facultés, au-dessus de lui-même, au-dessus de sa particularité individuelle. Tout son agir et tout son être sont imbibés de Dieu. Il est changé et transformé de manière divine. A ce moment la naissance s'accomplit en vérité. L'esprit perd même toute 'convenance'.
Il s'écoule dans l'unité divine. (32)


Là, l'esprit est si délicieusement entraîné, si totalement pénétré et inondé par la divinité, tellement ravi en Dieu, que, dans cette unité de Dieu, il
perd toute diversité. (43)


Ainsi le feu agit-il sur le bois. Il lui enlève son humidité, sa verdeur, sa nature grossière et le rend plus chaud, plus ardent, plus homogène.
Plus le bois approche de la ressemblance avec le feu, plus s'en va la dissemblance, jusqu'à ce que, en peu de temps, le feu dépouille la matière du bois qui devient feu. (32)


La prière est une retraite unifiante de l'esprit créé dans l'Esprit incréé de Dieu, selon un dessein éternel de la Divinité. Ce sont là les
vrais adorateurs qui adorent le Père en esprit et en vérité. (69)


Dans cet état, l'esprit, purifié et transfiguré,
se plonge dans les divines ténèbres, dans un calme silence, dans une impensable et inexprimable communion. (28)


Ces personnes s'élèvent au-dessus d'elles-mêmes. Elles ont la paix dans le trouble. Elles ont la joie dans la souffrance. Elles vivent en tout de la volonté de Dieu et voilà pourquoi
le monde entier ne saurait leur ravir la paix. Tous les diables et tous les hommes conjurés ne pourraient pas la leur enlever. (5)


Il faut que tu deviennes une
douce petite brebis tranquille, que tu perdes ton impétuosité et que tu écoutes avec une tranquille douceur cette aimable voix. Voilà qui est mystère pour tous ceux qui ne sont pas brebis! (13)


Alors le Seigneur attendu vient.
Il vient en un clin d'œil et, à l'instant même, élève l'homme au-dessus de toutes choses et le dédommage ainsi de sa longue attente. Puis il le rabaisse à nouveau, de peur que l'homme ne s'exalte dans ce sentiment du divin, et il le repousse bien bas. (77)


Le fiancé est notre Seigneur Jésus Christ. La fiancée, c'est nous, toi et moi. Nous sommes tous appelés. Tout est préparé pour
l'union de Dieu avec l'âme aimante, avec sa fiancée. (73)


Cette
noce d'où le Seigneur vient a lieu au plus intime de l'âme, dans son fond, là où se trouve la noble Image. Dans ce fond, quel contact intime l'âme a avec Dieu et Dieu avec elle. Quelle œuvre merveilleuse Dieu fait là, et quelle jouissance et quelle joie il y trouve! Cela dépasse tout sentiment et toute intelligence. Pourtant l'homme ordinaire n'en sait rien et n'en éprouve rien. (77)


Que personne ne s'avise de troubler de tels hommes en les attirant dans la multiplicité, mais
qu'on laisse Dieu accomplir son œuvre en eux. (43)